Valérie Fourneyron

DÉPUTÉE DE LA 1ÈRE CIRCONSCRIPTION DE SEINE-MARITIME
ANCIENNE MINISTRE - MEMBRE DE LA COMMISSION
DES AFFAIRES ETRANGÈRES

Voeux 2017 : "écrire collectivement une histoire positive"

30 janvier 2017 à 11:34
Voeux 2017 :

Ce jeudi 19 janvier, j’ai présenté mes vœux aux élus, aux acteurs institutionnels et aux acteurs économiques, culturels, sportifs et associatifs de la circonscription Rouen-Mont-Saint-Aignan-Déville-lès-Rouen.

Un moment d’échange et de partage que j’ai souhaité convivial dans un lieu de culture et de citoyenneté le Théâtre des Deux Rives à Rouen. Nous étions quelque 200 réunis pour évoquer les défis de l’année à venir et échanger autour de mon engagement pour notre territoire.

Ci-dessous le discours que j’ai prononcé à cette occasion. J’y inclus, pour ce blog, des liens vers d’autres articles, points de vue, compte-rendus, tribunes signés dans ces pages tout au long de l’année et qui illustrent l’action menée au cours des mois écoulés.

 

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« Chers amis,

Bienvenue à toutes et à tous au Théâtre des Deux-Rives, l’un de nos trois sites, avec la Foudre et le Centre Marc Sangnier de Mont-Saint-Aignan, de spectacles du Centre Dramatique National de Normandie-Rouen. J’ai une émotion particulière puisque cette salle était mon amphi lorsque j’étais étudiante à la fac de médecine… Ça ne date pas exactement d’hier et je peux vous dire, qu’à l’époque, les bancs n’étaient pas aussi remplis !

Je veux remercier chaleureusement le directeur adjoint des Deux-Rives, M. Philippe Chamaux, et toute son équipe pour leur accueil, alors même que dans moins d’une semaine aura lieu la première de « Sur la Route de Poucet », d’après Charles Perrault, mis en scène par le talentueux Mathieu Létuvé. Promis, j’essaierai de ne pas casser le décor à la fin de mon intervention !

Cette salle fait à la fois notre fierté et notre bonheur, par la qualité et l’exigence de sa programmation culturelle, mais aussi par son engagement militant dans notre vie locale. Le Théâtre des Deux-Rives est bien plus qu’une maison artistique. C’est un lieu public de réflexion sur le monde, un terrain d’exercice de la pensée démocratique, un espace d’actions engagées et d’accueil des acteurs associatifs, où se célèbrent avec force la diversité, la multiplicité, la solidarité.

Ici on pratique la main tendue, sous l’impulsion du Directeur David Bobée que je veux saluer.

Quel lieu donc plus approprié pour placer ces vœux sous le signe de quelques « bonnes fées » dont je souhaite à la fois qu’elles soient présentes dans VOS vies, dans NOS vies quotidiennes en 2017, mais aussi qu’elles guident l’action publique au cours des mois et des années à venir ?

Des bonnes fées qui se nomment la Fraternité. La Diversité. La Générosité. La Justice. La Bienveillance. L’Entraide. La Tolérance. Le Respect mutuel.

On a coutume de dire qu’on ne fait pas de politique avec de bons sentiments. Ces mots épinglent souvent la mièvrerie, le moralisme, la paresse intellectuelle voire la rouerie politique.

Moi je veux militer au contraire pour une réhabilitation de ces « bons sentiments » ! Sans naïveté, sans angélisme, mais avec la conviction profondément ancrée qu’ils sont une force pour animer la volonté politique, pour être au service de l’intérêt général, pour lutter contre la mécanique de l’indifférence. Parce que je crois que ces principes sont, plus que jamais, la source et la condition de notre horizon.

Ne nous y trompons pas : la période que nous traversons ne connait pas de comparaison. Et, dans ce moment qui ne peut se comparer à aucun autre, nous devons tout de même faire des choix pour relever les défis qui se présentent à nous, écrire un projet collectif, écrire notre avenir partagé, en étant à la hauteur du moment et des enjeux.

C’est pour cela que je convoque aujourd’hui ces principes humanistes. Parce que, pour 2017 et les années à venir, ce que je souhaite, pour notre territoire et aussi pour la France, c’est que nos choix soient le reflet de nos espérances avant d’être ceux de nos peurs.

Nos cœurs saignent encore en pensant aux tragédies qui ont endeuillé 2016, aux odieuses attaques perpétrées cette année sur notre sol et ailleurs dans le monde. Il y a eu Bruxelles, Orlando, Magnanville, Nice, la Turquie et l’Irak à de multiples reprises, Berlin, et plus près de nous, dans la commune voisine, l’assassinat ignoble du Père Hamel en son église de Saint-Etienne-du-Rouvray.

A chaque fois, la barbarie terroriste a choisi de frapper des tenues symboliques, des hommes et des femmes en uniforme, un prêtre, des familles, lors de dates symboliques, Noël, la Fête Nationale, ou en des lieux symboliques, des lieux de rassemblement, des lieux de joie et de paix, un lieu de foi.

Que dire ? Nous restons figés devant une telle déferlante de haine aveugle. Devant ces vies brisées. Nos pensées vont aux victimes, à leurs familles, à leurs proches, à ceux qui luttent toujours, suspendus entre la vie et la mort.

Jamais je n’oublierai le son tonitruant de cette Marseillaise lancée dans l’Hémicycle de la République. Ni le silence assourdissant de ces trop nombreuses minutes de recueillement que l’Assemblée a dû observer pour honorer ses morts.

Jamais nous ne nous habituerons à l’horreur, à la banalisation du mal.

Mais nous savons, hélas, en toute lucidité, que nous devons nous préparer à faire face à d’autres épreuves. Cette menace, jamais la France et le monde ne s’y sont trouvés confrontés au niveau qui prévaut aujourd’hui.

Les terroristes cherchent à fracturer notre cohésion nationale. Ils n’auront pas cette satisfaction… Nous refuserons les diktats de l’obscurantisme. Nous ne nous laisserons pas abattre par ceux qui veulent mettre la France à genoux, par ceux qui veulent détruire ce qu’elle représente. Nous le devons aussi à ceux qui sont tombés.

Chacun, en responsabilité, doit tout mettre en œuvre pour que la vie continue, que nos rires résonnent, que notre espoir triomphe, malgré les semeurs de mort.

Dans ces épreuves, notre pays a montré sa force, son courage et des ressources presque infinies de sang-froid, de lucidité, de volonté de fraternité. Nous avons montré que ce qui unit les Français est infiniment plus fort que ce qui les sépare. Je parle de cet amour de la France qui transcende toute les origines, toutes les cultures, toutes les religions, qui devraient transcender tous les partis et nous conduire à être dans le respect des uns et des autres. Ici, me vient le souvenir des paroles de la sœur du père Jacques Hamel : « il cultivait l’amour, le partage et la tolérance de toutes confessions, croyants ou non-croyants, jusqu’à son dernier souffle. » Voilà l’inspiration qui pourrait nous guider.

Pourtant… ce contexte particulièrement anxiogène alimente les sirènes populistes et certains de nos concitoyens cèdent parfois aux messages de rejet de nos institutions républicaines.

Le Brexit, la montée des populismes partout dans le monde, la percée électorale galopante de l’extrême-droite en Europe, l’arrivée d’un réactionnaire caricatural à la Maison-Blanche

Face aux haines et aux conservatismes qui prolifèrent, au risque de dislocation du projet européen, dans le moment politique particulier où nous nous trouvons, nous devons nous réinventer, trouver des réponses convaincantes, fidèles à nos principes et à nos valeurs humanistes, d’égalité, de fraternité, de laïcité, de protection sociale, de redistribution des richesses. Oui, quoiqu’il arrive et même si c’est parfois difficile, nous ne devons pas céder à la tentation du repli sur soi, au protectionnisme, à la fermeture au monde, au rejet de l’autre, au lâche renoncement aux valeurs et aux vertus qui fondent notre nation.

L’année 2017 sera riche de débats citoyens, de combats politiques dans des rendez-vous démocratiques essentiels pour notre nation. Je les souhaite dignes. L’éthique politique doit être la priorité pour faire honneur à notre République. L’unité nationale doit être le cadre de notre vivre-ensemble. C’est la conception que je me fais de l’action publique et du débat public.

La responsabilité doit nous conduire, nous, acteurs publics et élus, quelle que soit notre inclination partisane, à nous hisser à la hauteur des enjeux qui sont ceux du pays. Au cœur de notre action, doit se trouver la notion de respect, le respect qui proscrit le cynisme, qui proscrit le mensonge, qui proscrit les postures, qui proscrit la violence, qui proscrit les outrances. Le respect que l’on doit aussi à l’enseignant, à l’infirmière, au policier, au pompier, aux acteurs et aux serviteurs du bien commun. Le respect que l’on doit à l’ouvrier, à l’artisan, au commerçant, au chef d’entreprise, à l’agriculteur, à tous ceux qui produisent et qui entreprennent.

Le respect que l’on doit aussi, à ceux qui ne sont pas nés ici mais qui ont choisi la France, qui respectent ses lois et qui contribuent par leur travail, par leur talent, à sa prospérité.

A l’aube de la nouvelle année, je tiens à saluer tous ceux qui tiennent notre territoire debout. Je pense aux élus au service de nos concitoyens, aux responsables et salariés des nombreuses entreprises du territoire dont l’énergie est vitale pour l’emploi, aux milliers de bénévoles associatifs qui donnent une couleur singulière à notre agglomération, à tous ceux qui donnent de la force aux trois fonctions publiques dont nous sommes fiers et dont on mesure chaque jour l’importance : l’État, la fonction publique hospitalière et la fonction publique territoriale. J’ai aussi une pensée particulière pour les soldats engagés aujourd’hui en opérations extérieures et pour nos forces de sécurité, de police, de gendarmerie, qui protègent la démocratie et nous protègent, qui luttent contre le terrorisme ici et ailleurs.

A toutes ces femmes et tous ces hommes, qui ont choisi le service de l’intérêt général, qui sont la richesse de notre service public et dont l’uniforme, par une belle coïncidence, rappelle notre drapeau national : les bleus de nos forces de sécurité, les blancs de nos soignants, les rouges de nos pompiers, nous pouvons dire « merci ».

Alors, s’il faut débattre, sachons le faire sans remettre en cause l’action des services de l’État et sans exalter les peurs. Ne cherchons pas les vaines querelles, ne convoquons pas les basses polémiques. Soyons dans un comportement qui rehausse la politique. Sachons nous montrer chaque jour à la hauteur des ambitions de nos concitoyens en nous adressant à leur intelligence et non à leurs instincts, en leur proposant des débats dignes et des choix clairs.

Pour Jean JAURES, l’engagement, « c’est de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond ni même s’il réserve une récompense. »

L’engagement politique n’a de sens que pour défendre des convictions. Il est vain et creux s’il n’existe que dans le goût de bâtir une carrière ou de séduire. Agir pour que chacun accède à ses droits ; corriger les dérégulations, les déséquilibres ; être à la disposition des habitants et des acteurs socioéconomiques ; être au service de l’intérêt général et du bien commun. C’est la responsabilité des acteurs publics. Et c’est le sens de l’engagement quotidien concret, avec mon équipe parlementaire, que je veux continuer à mettre au service de notre territoire et de notre pays en 2017.

C’est cette conception qui m’a animée en participant aux grandes réformes de ce quinquennat qui s’achève, en tant que membre des gouvernements de Jean-Marc Ayrault puis de Manuel Valls, et en tant que députée.

Des réformes dont la majorité n’a pas à rougir, même si, oui, c’est vrai, il y a eu des compromis, il y a eu des reculades, il y a eu des déceptions. Mais tout n’est pas d’un bloc !

En 2016, comme au cours des 4 années écoulées, des efforts utiles ont été engagés pour assainir les comptes publics, redresser l’économie de la France, restaurer sa compétitivité en soutenant son appareil industriel et productif, renforcer son modèle social, construire de nouveaux droits pour les Français, préparer son avenir à travers l’école, à travers les territoires, à travers le numérique, à travers la transition énergétique, fortifier sa place sur la scène internationale et la faire rayonner. Pour lui donner toutes ses chances.

Les résultats sont là. Les chiffres sont têtus, les faits indéniables.

Lorsque je rencontre des écoliers ou des collégiens, ou le Parlement des Enfants, pour leur parler de citoyenneté, des institutions de la République, la première question qu’ils me posent c’est « Mais Madame, à quoi ça sert un député ? » A quoi ça sert un député ? J’en vois certains ici qui haussent un sourcil interrogateur ! J’avoue très candidement que cette question, je ne me la pose pas.

Je n’oublie jamais que c’est d’abord par amour pour Rouen que j’ai fait le grand saut de l’entrée en politique, sous l’impulsion et l’inspiration de celui qui est devenu un ami, Yvon ROBERT, que je veux saluer et remercier ce soir, ainsi que toutes celles et tous ceux qui m’accompagnent ou m’ont accompagnées, avec qui j’ai pu travailler en bonne intelligence, au sein de majorités plurielles.

Plus que des racines, Rouen est dans mon ADN.

C’est ici, sur ce territoire où je suis née, où j’ai grandi, où j’ai fondé ma famille, où je suis devenue une grand-mère comblée, où je me suis construite personnellement, professionnellement, où j’ai choisi la vie publique, que mon engagement prend du sens. Pour Rouen, sa métropole, et sa région, la circonscription avec Mont-Saint-Aignan et Déville. NOTRE territoire.

Cet engagement, je veux donc qu’il serve avant tout les habitants de cette circonscription, le développement, la prospérité et l’ambition de l’ensemble du territoire, de son CHU, de ses acteurs économiques, institutionnels, industriels, associatifs, culturels. Qu’il soit au service de toutes les Rouennaises et de tous les Rouennais. Qu’il aide aussi à la concrétisation de l’ambition collective qui est la nôtre pour Rouen et la place que doit occuper notre capitale normande sur la scène nationale, européenne et internationale. Et je veux faire un clin d’œil à ceux qui m’ont accompagnée dans cette belle aventure collective de Rouen Capitale, qui sont ici ce soir.

Je m’efforce de rendre la traduction de cet engagement visible dans chacun des dossiers que je défends au quotidien en tant que députée, dans l’Hémicycle, mais aussi dans la proximité et l’attention apportée à chaque personne, qui demande mon soutien lors de mes permanences à Rouen, Mont-Saint-Aignan ou Déville-lès-Rouen. C’est mon fil d’Ariane à moi dans le labyrinthe de la politique nationale !

La vie locale et la vie nationale ne font qu’une. Les priorités sont les mêmes, à Rouen et à Paris.

La première de ces priorités, c’est l’emploi, bien sûr. C’est en pensant aux entreprises de notre territoire, qui ont des projets d’investissement, de développement, de recrutement, que j’ai soutenu le CICE, un outil qui vise à renforcer la compétitivité de nos entreprises pour soutenir la croissance et l’emploi. 24000 entreprises en ont bénéficié en Seine-Maritime.

Avec Guillaume Bachelay, qui a porté la Banque publique d’investissement, un succès reconnu unanimement, 1500 entreprises seino-marines ont pu investir dans des projets innovants. Ces initiatives, elles ne naissent pas dans des biotopes d’ingénieurs ou d’économistes déconnectés du terrain. Elles prennent sens car elles se nourrissent de nos échanges avec des entrepreneurs qui regorgent d’idées, qui ne demandent qu’à grandir si les pouvoirs publics et les élus leur donnent le bon coup de pouce, s’ils se démènent pour rendre leur territoire attractif.

J’en prends pour preuve FERRERO qui a investi 20 millions. Ou bien la MATMUT qui crée 800 emplois sur notre territoire. Ou encore Ethypharm et Novacell, PGS ou le Groupe Thomas Services Maritimes qui disent que leur développement ici, sur notre territoire, n’aurait pas pu se réaliser sans la BPI. Ou à toutes ces vies d’enfants sauvés depuis 30 ans grâce à la recherche de Nutriset. Ou enfin nos start-ups, qui regorgent d’idées, et pour qui nous avons obtenu le label « Normandy French Tech » afin de les aider dans leur conquête de marchés.

Avec les autres élus et les services de l’État, nous pensons aussi aux entreprises de notre territoire qui connaissent des difficultés. Et nous sommes pleinement mobilisés et vigilants sur des chantiers comme la réindustralisation du site de Vallourec à Déville, le reclassement de chacun des salariés, pour empêcher la fermeture d’une agence Société Générale à Rouen ou pour défendre nos organisations agricoles et nos SCOP locales.

L’emploi, il se crée aussi dans le secteur non lucratif. Je le vois chaque semaine, chaque week-end passé avec le personnel de nos maisons de retraite, avec les associations de nos quartiers dans l’action sociale, le médico-social, les services aux personnes âgées ou en situation de handicap, l’éducation populaire, le sport, la culture, l’insertion… C’est pour elles que nous avons créé un crédit d’impôt de taxe sur les salaires au bénéfice des associations, sur le modèle du CICE.

Concrètement, cela signifie que, demain, des centaines d’employeurs de notre vie locale vont être pleinement compétitifs et vont pouvoir embaucher dans leurs établissements. C’est un vivier considérable d’emplois non-délocalisables et un maillage territorial irremplaçable.

Même constat pour nos TPE, nos PME, nos commerces de proximité. Pas un jour à me promener dans les rues de notre ville sans que les chefs de très petites entreprises ou des commerçants ne me parlent de leurs projets, mais aussi des contraintes, des freins, des charges qui pèsent sur eux. C’est pour répondre à leurs besoin, que j’ai soutenu la Prime Embauche TPE-PME qui a permis plus de 9000 embauches en Seine-Maritime, ou que j’ai plaidé pour obtenir des subventions supplémentaires du Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce.

Cette dimension économique et locale, très pragmatique, éclaire d’un peu plus loin mes choix au sein de la Commission des Affaires Étrangères, quand je travaille sur les dossiers de rayonnement international et de diplomatie d’influence de la France, comme les relations économiques de la France avec les puissances émergentes d’Asie Centrale ou d’Amérique Latine (dont la Colombie où je me rends demain avec le Président de la République) ou le renforcement de la lutte contre l’évasion fiscale des grandes multinationales.

Elle éclaire aussi de la manière dont j’aborde l’enjeu sportif. Le sport c’est ma passion depuis toujours, inutile de le rappeler, et je veux que cette passion, partagée avec des millions de Français, soit utile pour l’influence et le rayonnement de notre nation et de tous ses territoires sur la scène internationale.

C’est le sens du rapport sur l’impact économique de la diplomatie sportive et des grands événements sportifs internationaux que j’ai commis cette année pour la Commission des Affaires Étrangères, ou encore de ma nomination comme rapporteur sur la diplomatie sportive auprès de la Commission européenne.

Localement, le prolongement en est le travail effectué avec les fédérations nationales et internationales pour permettre à notre ville d’accueillir de grandes compétitions sportives, comme le Tour de France, la plus belle carte postale de la France qui réunit 4 milliards de téléspectateurs dans le monde chaque été, la Coupe Davis, la ligue mondiale de volleyball, le mondial scolaire de handball.

Pour permettre au nom de Rouen de s’afficher en grand sur l’Arc de Triomphe, au sommet de la plus belle avenue du monde (la plus belle après la rue du Gros-Horloge bien sûr !), en tant que ville-hôte du Championnat du Monde de Handball.

Et je ne vous cache pas que mon grand sourire quand je reçois un texto de Nicolas Marais, le président de la Ligue de Normandie de Handball, comme celui qu’il m’a envoyé mardi matin, où il m’annonce que nous allons atteindre le nombre record de 50 000 spectateurs sur la semaine, et qu’il a eu des retours enthousiastes des restaurants rouennais qui connaissent des affluences records les jours de match ! Que les hôtels sont pleins ! Ou que Jennifer, directrice générale d’une entreprise basée également à la pépinière d’entreprises de Déville, me téléphone pour me dire qu’elle vient de remporter le marché de prestations d’accueil sur le Mondial de Handball, et que cette semaine de travail représente pour elle un mois de chiffre d’affaires.

Voilà qui justifie tout ce temps et l’énergie passés pour faire du sport un pilier de l’attractivité de notre territoire.

Permettez-moi d’ajouter à ce stade que les équipes de haut-niveau participent elles aussi au rayonnement et à l’image de notre agglomération, et que je suis à disposition pour contribuer, activement et en expérience, à cette réflexion, pour aider à une concertation constructive avec tous les acteurs, pour sortir de certaines oppositions que je n’hésiterai pas à qualifier de stériles, voire de délétères… J’aime citer cette phrase de Pierre Villepreux, l’ancien arrière du XV de France « Dans une équipe de rugby, il n’y a pas de passagers, il n’y a qu’un équipage ».

Sur ce chapitre sportif, et puisque nous sommes à l’heure des vœux, j’en profite également pour souhaiter plein succès à la candidature de Paris pour les Jeux Olympiques et Paralympiques. Elle connaîtra son sort le 13 septembre prochain à Lima. En tant que membre du Comité Stratégique International de Paris 2024, je suis pleinement mobilisée pour que la France remporte l’organisation de la plus belle des fêtes sportives. Et je suis également sur le pont dès aujourd’hui pour que notre territoire puisse saisir toutes les opportunités en cas de succès ! Comme je le suis pour que Rouen fasse partie des villes valorisées si la France a l’honneur d’accueillir l’Exposition Universelle 2025 à laquelle elle est candidate.

Et puis il y a eu, cette année encore, tous ces accomplissements portés par nos filières industrielles, par nos pôles de compétitivité, par nos laboratoires d’excellence, qui nous ont enthousiasmés, qui nous font aimer encore un peu plus nos villes, notre agglomération, notre Seine Maritime, notre Normandie, qui l’ont fait rayonner à travers le monde. Je pense évidemment à notre spationaute Thomas Pesquet qui fait partager, depuis la Station Spatiale Internationale, sa passion de l’espace avec des millions de gens dans le monde, sans oublier sa Normandie natale. Je pense par exemple à l’appel à projets scientifiques mondial sur le rétrécissement aortique brillamment décroché par l’équipe d’Hélène Eltchaninoff, à la création du 1er centre français d’expertise sur l’endométriose à Rouen, à la sortie de terre du Medical Training Center

Autant de projets que j’ai soutenus avec détermination et dont je souhaite qu’ils nous inspirent pour l’avenir.

Croissance, emplois, rayonnement et puissance de la France… ce sont là les maîtres-mots qui ont incité le gouvernement à embrasser le sujet des ports maritimes français et du modèle économique portuaire, un enjeu stratégique pour l’économie de notre pays et celle de nos territoires.

En tant que députée de la ville où se trouve le 1er port céréalier d’Europe de l’Ouest, qui plus est vice-présidente de son Conseil de Surveillance, je ne pouvais pas ne pas participer à cette réflexion. J’ai donc contribué à l’élaboration de la loi sur l’Économie Bleue et ai accepté une mission parlementaire, qui m’a été confiée par le Premier ministre, sur la compétitivité des ports maritimes de l’Axe Seine et sur la vision stratégique de ses freins et leviers à moyen et long termes.

C’est ainsi qu’en juillet dernier, avec mon co-rapporteur le Sénateur Charles Revet, nous avons remis 33 recommandations qui dessinent un plan d’actions cohérent pour le développement portuaire de l’Axe Seine, en matière de simplification, de coopération, d’investissements, d’infrastructures, de portage politique.

Nous avons émis des suggestions concrètes, pragmatiques. Et je suis heureuse de pouvoir dire que, quelques mois seulement après la remise de notre rapport, les premières mesures inspirées de notre travail ont été adoptées par le comité interministériel de la mer 2016, présidé par le Premier ministre d’alors Manuel Valls. Je pense notamment à la ligne ferroviaire Serqueux-Gisors et à l’augmentation de la participation financière de l’État pour le dragage des ports, un enjeu majeur pour un port de fond d’estuaire comme le Grand Port Maritime de Rouen.

Je tiens à le dire ici, avec détermination : la réponse à la compétitivité du GPMR n’a jamais été la fusion des 3 ports d’HAROPA (Le Havre-Rouen-Paris) en un seul dont le siège serait au Havre !

En Normandie, nous jugeons avec une certaine ironie les « diseux », par opposition aux « faiseux ». J’aime à croire que je fais partie, comme toi Nicolas Mayer-Rossignol, des « faiseux ». Nous aimons que les choses avancent et surtout qu’elles avancent dans la concertation avec les acteurs concernés, en écoutant leurs besoins, en les respectant. Je préfère mille fois travailler en bonne intelligence avec les acteurs qui animent notre territoire, qui ont conscience de son attractivité et croient en son potentiel – je pense à ceux qui s’y installent comme Bolloré Energie ou Beuzelin, et à ceux qui y grandissent comme Sénalia, à ceux qui fédèrent les acteurs économiques comme Paris Seine Normandie, à ceux qui animent la réflexion collective comme avec Normandie en Seine, ou ceux qui pilotent et coordonnent comme Madame la Préfète ou le Délégué interministériel au développement de la Vallée de la Seine – Je préfère mille fois donc, travailler avec eux pour construire quelque chose de grand et d’utile à tous, que de faire le buzz !

Et je veux remercier pour leur présence le président du conseil de surveillance du GPMR Frédéric Henry, le PDG de Sénalia Gilles Kindelberger et François Loriot, directeur de Bolloré Logistics, qui me font l’amitié d’être ici ce soir.

Au cours des 5 années écoulées, comme membre du gouvernement, puis comme députée, ma priorité aura aussi été la jeunesse. C’est chaque semaine que je reçois dans ma permanence des jeunes qui veulent un travail, qui veulent s’engager. Ils dessinent le visage d’une jeunesse à 100.000 lieux des clichés déclinistes de certains.

Pour eux, je m’emploie aujourd’hui à promouvoir sur notre territoire des dispositifs nationaux comme la Garanties jeunes, les Emplois d’avenir, le Service civique, la revalorisation des bourses étudiantes, l’aide à la création d’entreprises, le doublement des moyens Erasmus. Au total, ces mesures ont permis à 5000 jeunes de notre département de se lancer dans l’insertion professionnelle, de multiplier les expériences à l’étranger. Même objectif avec la promotion de la politique en matière d’apprentissage, qui s’incarnera de la plus belle manière avec l’ouverture d’un nouveau Centre de Formation des Apprentis dédié aux métiers de bouche et à la fleuristerie à la rentrée prochaine à la Grand’ Mare. Autant de marqueurs d’une confiance renouvelée à la jeunesse, que nous devons nous efforcer d’accompagner dans toute la diversité des parcours.

La priorité aura aussi été le pouvoir d’achat des Français. Les personnes qui viennent voir leur député, pour lui demander un conseil, une intervention, sont souvent celles qui ont connu des accidents de parcours : un deuil, une perte d’emploi, un accident de la vie… Un drame imprévisible qui, en dépit de tous leurs efforts, de toute leur bonne volonté, a bouleversé leurs projets et qui font qu’à un moment donné, la feuille d’impôts pose problème, qu’elle peut les précipiter dans une spirale d’endettement et de précarité. C’est impossible de rester insensible à ces parcours qui soudain trébuchent. C’est pour répondre à cette angoisse, qui peut frapper chacun d’entre nous, que nous avons instauré une grande réforme : le prélèvement à la source. Désormais, on paiera les impôts au moment où on gagne de l’argent.

C’est aussi pour ces 8 millions de personnes en situation de précarité ou vulnérables, dont près de 200.000 ici, en Seine Maritime, que nous avons instauré l’allègement de la CSG pour les retraités modestes, la revalorisation du RSA, des prestations familiales, les baisses d’impôts ….

La priorité aura aussi été de garantir la pérennité de notre système social, face à tous les risques de la vie – la maladie, le chômage – tout en garantissant l’équilibre des comptes et en ouvrant de nouveaux droits, comme la généralisation du tiers payant. Une équation que d’aucuns disaient impossible, mais nous y sommes parvenus !

Parmi ces nouveaux droits, il en est quelques uns qui sont emblématiques de la société de solidarité à laquelle nous aspirons :

  • l’aide au répit, dans le cadre de la loi adaptation de la société au vieillissement, et le congé « proche aidant », qui pourra bénéficier à 8 millions de personnes qui soutiennent un proche en situation de dépendance. Nous savons que cela peut nous arriver à tous, et nous avons tous des amis, des membres de notre famille qui vont pouvoir bénéficier de cette mesure…
  • le droit à l’oubli, pour que ceux qui ont connu et surmonté une maladie grave ne voit pas toute leur vie déterminée par celle(ci, qu’ils puissent à nouveau obtenir un crédit, acquérir un logement, faire des projets…
  • le droit d’aimer celui ou celle que l’on veut, avec la loi instaurant le mariage pour tous
  • et aussi le droit au « sport sur ordonnance », un combat personnel de très longue date comme vous le savez, pour lequel je me suis battue dans l’Hémicycle, et qui permettra à 10 millions de Français souffrant d’une affection de longue durée – oui, 10 millions ! – de pratiquer désormais une activité physique adaptée à leur pathologie et d’obtenir une réelle amélioration de leur qualité de vie. Et je suis heureuse, et un peu fière aussi je l’avoue, quand je vois, grâce à cette impulsion, née d’heures de travail, de conférences, de débats, d’évangélisation presque, je suis fière quand je vois des associations, ici, chez nous, se structurer autour du sport santé, comme le Club de Tennis de Mont-Saint-Aignan que nous entendions tout à l’heure, comme les Dragon Ladies, et tant d’autres qui constituent le réseau sport-santé-bien-être en Normandie.

Le gouvernement, soutenu par la majorité parlementaire, s’est également mobilisé pour le logement abordable pour tous. La fédération française du bâtiment annonce que le nombre de logements mis en chantier cette année est le plus élevé depuis dix ans. Il faut s’en réjouir, nous nous sommes battus pour cela. Et la traduction en est particulièrement visible dans notre agglomération qui se développe, où nous voyons sortir de terre de nouveaux quartiers comme le quartier Lucilline et le 107 à Rouen, le projet D2T à Mont-Saint-Aignan, ou la ZAC des rives de la Clairette à Déville.

Vous me permettrez un petit mot au passage pour saluer l’engagement des promoteurs privés, des bailleurs sociaux et le talent des équipes d’architectes dont notre territoire est riche, qui sont nombreux ce soir, et remercier aussi la fédération du bâtiment Rouen-Dieppe, pour son engagement important dans la mise en œuvre d’une réforme majeure, conquise de haute lutte au plan européen : la lutte contre l’emploi illégal des travailleurs détachés et le contrôle des fraudes au détachement.

Nous avons aussi tenté de répondre au mieux à l’impératif moral et humanitaire de mise à l’abri des réfugiés, en ouvrant des lieux municipaux, des centres d’accueil et d’orientation, en œuvrant à leur relocalisation et leur réinstallation. Je remercie les services de l’État, de nos villes, cher Yvon, cher Dominique, et les associations qui prennent toute leur part dans cet effort de solidarité, permettant à Rouen d’être la digne héritière de cette histoire singulière qui est la sienne, et du message de paix et d’ouverture que la Normandie doit incarner.

Nous avons investi dans l’éducation, en remettant l’école au cœur du projet républicain, pour qu’elle soit le lieu de la formation des citoyens et qu’elle tienne sa promesse de promotion par le mérite. Trop de jeunes quittent encore le système scolaire sans diplôme, et notre système demeure trop inégalitaire. Pour enrayer cette mécanique, nous avons donné davantage de moyens à ceux qui en ont le plus besoin, formé et valorisé davantage les équipes enseignantes et éducatives. La création de 60.000 postes couvrant tous les métiers de l’Éducation, là où le quinquennat précédent en avait détruit 80.000, a été menée à bien. Dans l’Académie de Rouen, 332 postes ont été créés, dont 222 dans le 1er degré.

La Culture, parce qu’elle est un élément fondamental de liberté et d’émancipation, doit être un droit accessible à tous, et pas un luxe. Là aussi, le dialogue entre l’État et les collectivités est essentiel. Parce que l’inégalité dans l’accès à la Culture se noue dès le plus jeune âge, les députés ont voté des lois pour donner corps à l’ambition d’une véritable éducation artistique et culturelle à l’école, ont sécurisé les parcours des artistes en réformant (enfin !!) le statut d’intermittent du spectacle, ont augmenté le plafond de subventions publiques à destination des SMAC – les Scènes de Musique Actuelles. J’ai cosigné et défendu ces réformes.

Et je suis heureuse de voir à quel point elles sont relayées par le foisonnement de l’offre culturelle et artistique de Rouen, qui s’impose comme un centre culturel de premier plan aussi bien en Normandie qu’au niveau national, avec une politique du livre exemplaire, un tissu associatif particulièrement bouillonnant, des expositions nombreuses et innovantes.

Une ville aussi dont le patrimoine touristique unique occupera le devant de la scène en février prochain quand Rouen accueillera les tour operateurs du monde entier pour la grand-messe du tourisme mondial « Rendez-vous France 2017 ».

C’est grâce au dialogue instauré avec les 3 villes de notre circonscription et notre amie secrétaire d’État chargée des collectivités territoriales, Estelle GRELIER, que nous avons également obtenu que la révision des critères d’attribution de la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale (la fameuse DSU) profite de manière plus solidaire et plus juste aux collectivités qui ont fourni un effort conséquent pour aider notre Nation à sortir de l’impasse de l’endettement et qui présentent des fragilités. C’est ainsi que l’allocation de cette dotation, qui vise à réduire les inégalités entre villes, va profiter aux trois communes de la 1ère circonscription de Seine-Maritime et notamment à Rouen qui verra sa dotation progresser de 22%. C’est un vrai soulagement pour les finances de la ville. J’estime qu’il était de ma responsabilité de députée de conduire ce chantier.

Le regroupement des régions, que nous appelions de nos vœux depuis si longtemps, que j’ai défendu ardemment avec d’autres parlementaires normands à l’Assemblée, a conforté la capacité de la Normandie à investir dans des équipements et des projets structurants. Mais par-delà un nom commun, il faut aujourd’hui des actes, un pilotage intelligent des grands enjeux d’avenir : les coopérations en matière de santé, nos écoles d’ingénierie, de commerce, la recherche universitaire, l’industrie, les liaisons ferroviaires… Que les collectivités s’unissent dans une même ambition d’innovation et que ces grands projets – je pense à la LNPN – ne deviennent pas des Arlésiennes au seul profit d’effets d’annonce !

Enfin, je ne peux terminer ces vœux sans évoquer avec douleur, les quatorze victimes de l’incendie survenu en août dernier dans le sous-sol du bar « Le Cuba Libre ». L’émotion qui nous a tous étreints face à ce drame effroyable est indicible. Elle restera à jamais gravée dans notre mémoire collective. Les jeunes qui sont décédés dans ce drame, leurs familles et leurs proches sont encore dans nos cœurs.

Avec Yvon ROBERT, les élus et services de la Ville et les services de l’État, les professionnels aussi, nous avons immédiatement décidé de travailler pour éviter qu’une telle tragédie puisse se reproduire, en protégeant les jeunes, pour qu’ils puissent faire la fête en toute sécurité, en toute quiétude. Nous avons saisi le ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, avec un certain nombre de préconisations pour améliorer significativement la réglementation relative aux établissements recevant du public.

Des recommandations validées et acceptées et je m’engage ici à poursuivre activement ce travail avec Bruno Le Roux afin qu’il aboutisse avant la fin de la législature.

Ce long inventaire de l’année écoulée, bien que non exhaustif, ne vaut en aucun cas satisfecit. Jusqu’à la dernière minute, je resterai mobilisée. En début de semaine, j’ai vu, avec une petite pointe de plaisir, que la presse locale avait relevé mon assiduité sur les bancs de l’Assemblée. Mais croyez bien que lorsque je suis à Paris, comme élue de la Nation, c’est toujours et avant tout en pensant à la traduction concrète de mes décisions et de mes votes ici, sur notre territoire, que j’agis.

Notre hôte de ce soir David Bobée a écrit récemment : « Un territoire ne se définit pas par ses frontières mais par son ouverture. Un territoire, ce sont d’abord les personnes qui y vivent, les personnes qui s’y meuvent, les personnes qui en sortent et rayonnent, celles qui y agissent et l’animent, celles qui y entrent, celles que l’on invite à bras ouverts. Un territoire, ce sont les personnes qui y construisent, ensemble, leurs vies au quotidien. »

Ce territoire, notre territoire, c’est nous tous.

La volonté de créer, d’être utile, la persévérance dans l’effort, la solidarité sont des vertus qui s’exercent quotidiennement, sans bruit, dans nos entreprises, dans nos administrations, dans nos associations, dans nos universités, dans nos laboratoires. Ce sont les atouts d’une société vivante et solidaire. Je n’ai pas d’autre vœu que celui de continuer à servir cette volonté de progresser, de travailler, de créer, de s’entraider, qui anime nos concitoyens, ici comme ailleurs, et de les soutenir dans leur dessein de bâtir cette France plus forte, plus belle, plus juste à laquelle ils aspirent.

Cet engagement n’a de sens que s’il est partagé avec vous, à vos côtés, avec tous les acteurs de nos villes issus de différents horizons, tous utiles et complémentaires.

Je ne crois pas aux aventures individuelles. Je crois au travail d’équipe, à la force du collectif, à la confiance mutuelle et au respect. Et au fait que cette confiance-là, elle se mérite quand les promesses se tiennent.

Alors, ensemble, faisons en sorte que 2017 soit une année riche de découvertes, riche de curiosités, riche de partage. Riche de fierté collective aussi, pour tout ce qui nous unit, ce qui nous rassemble, ce qui nous pousse à avancer, à dessiner un avenir commun, à écrire collectivement une histoire positive.

Baden-Powell, dont j’ai fréquenté le mouvement dans ma jeunesse, disait que « l’optimisme est une forme de courage qui donne confiance aux autres et mène au succès. »

A vous et à vos proches, je vous adresse donc tous mes vœux d’optimisme et je vous invite à partager le verre de l’amitié ! Très bonne année 2017 ! »