Valérie Fourneyron

DÉPUTÉE DE LA 1ÈRE CIRCONSCRIPTION DE SEINE-MARITIME
ANCIENNE MINISTRE - MEMBRE DE LA COMMISSION
DES AFFAIRES ETRANGÈRES

En avant pour la "Normandy French Tech" !

10 fvrier 2015 à 16:02
En avant pour la

A l’occasion d’une séance de « Questions Orales Sans Débat » (QOSD), j’ai interrogé Axelle Lemaire, secrétaire d’État en charge du Numérique, sur la French Tech (@LaFrenchTech sur Twitter) et l’attribution du label « Métropole French Tech » aux écosystèmes remarquables en régions.

Aujourd’hui, il existe neuf écosystèmes ayant reçu ce label (Lyon, Nantes, Rennes, Aix-Marseille, Lille, Montpellier, Grenoble, Bordeaux, Toulouse).

Rouen, Caen et Le Havre ont présenté un dossier de labellisation commun baptisé « Normandy French Tech » (pour en savoir plus, lire le communiqué de presse). C’est une opportunité très importante pour notre territoire, qui contribuera au rayonnement de la future Région Normandie comme leader sur la filière numérique et apportera une visibilité nationale et internationale aux entreprises numériques de notre Région, tout en favorisant leur croissance. Véritable outil de visibilité, le label « Métropole French Tech » illustrerait le dynamisme et l’ambition numérique qui caractérise déjà notre territoire.

En présentant ce dossier, j’ai donc plaidé pour une labellisation rapide de « Normandy French Tech ».

Selon Axelle Lemaire, la décision devrait être prise en juin 2015.

Je continuerai donc à suivre ce dossier avec attention jusque là.

Pour visionner ma question à Axelle Lemaire et sa réponse

La suite des QOSD est visible sur : http://videos.assemblee-nationale.fr/video.6409.1ere-seance–questions-orales-sans-debat-10-fevrier-2015

Le verbatim de ma question à Axelle Lemaire

Madame la Ministre,

Ma question porte sur le déploiement de la French Tech et, plus particulièrement, sur l’attribution du label « Métropole French Tech » aux écosystèmes remarquables en régions.

La French Tech est une très belle ambition collective pour les startups françaises et pour tous ceux, qui s’engagent pour leur croissance et leur rayonnement international, que ce soit les entrepreneurs en premier lieu, mais aussi les investisseurs, ingénieurs, designers, développeurs, grands groupes, associations, médias, opérateurs publics, instituts de recherche.

Avec cette initiative, portée et construite avec tous les acteurs, l’Etat réalise pleinement sa mission de générer de la valeur économique et des emplois dans des secteurs d’avenir hautement performants qui contribuent à l’influence, à la notoriété et au pouvoir d’attraction de la France et de ses régions sur la scène internationale.

Aujourd’hui, neuf écosystèmes ont reçu le label Métropole French Tech, qui accompagne le développement et l’internationalisation des territoires les plus dynamiques en matière d’économie numérique.

A ce titre, les agglomérations de Rouen, Caen et Le Havre, soutenues par les Régions de Basse et de Haute-Normandie (bientôt Normandie), ont décidé de présenter un dossier de labellisation commun baptisé « Normandy French Tech ».

L’ambition de ce dossier est de témoigner de la vitalité créatrice des start-ups normandes et de renforcer la cohésion économique des trois métropoles en s’appuyant sur leurs domaines d’excellence numérique à forte croissance, sur la notoriété – déjà élevée – de la région Normandie et sur une ambition partagée.

L’ensemble de l’écosystème normand est mobilisé autour de trois objectifs de développement de l’écosystème numérique d’ici à 10 ans :

Le développement d’une offre de nouveaux usages, autour de domaines d’excellence numérique à forte croissance

  • Le développement de l’environnement French Tech
  • Une collaboration avec les 40 premières entreprises normandes – le « Normandy Tech 40 »
  • et le développement d’une Diaspora normande dédiée à l’internationalisation de l’écosystème numérique

Cette stratégie de développement de l’écosystème numérique permettra de faire émerger une « Normandy French Tech » hautement attractive, performante, innovante et disposant d’un fort rayonnement à l’international.

Je formule donc le souhait que « Normandy French Tech » fasse l’objet d’une labellisation prochaine.

A ce titre, je souhaiterai que vous rappeliez les objectifs, les critères et les prochaines échéances du processus de labellisation.

Je souhaiterai également que vous précisiez si une volonté politique d’accompagner chaque région française existe afin que chaque région développe son plein potentiel dans le domaine de l’innovation numérique ?

Verbatim de la réponse d’Axelle Lemaire

Madame la députée Valérie Fourneyron, la French Tech constitue effectivement une ambition collective, à laquelle participent tous les acteurs économiques de notre pays. Elle passe par la labellisation d’écosystèmes particulièrement exemplaires, mais aussi par une mobilisation totale des acteurs publics et privés pour la réussite de nos entreprises innovantes et l’attractivité de notre territoire.

Concernant le dossier de labellisation normand, je vous indique que ses promoteurs ont été reçus à la fin de l’année dernière par la Mission French Tech à Bercy, et qu’à la suite de cette entrevue, un premier document de synthèse, présentant des indicateurs quant à la taille et à la dynamique de l’écosystème, a été remis à mes services en janvier 2015. Ce dossier, comme ceux des autres écosystèmes qui se sont portés candidats à la labellisation, est en cours d’étude par la Mission French Tech.

S’il apparaît que le projet respecte le cahier des charges, qui décrit de manière très précise les critères à remplir et les objectifs à atteindre pour prétendre à la labellisation, les porteurs du projet seront invités à construire un dossier complet, et une démarche de co-construction pourra alors être engagée avec la Mission French Tech, en vue d’établir un projet définitif – cette règle s’applique à tous les candidats à la labellisation.

La volonté de fédération des trois collectivités – les agglomérations de Caen, de Rouen et du Havre – pour atteindre une masse critique constitue une démarche intéressante. Je vous sais toutefois consciente de cet enjeu : il est absolument nécessaire que les entrepreneurs de ces territoires soient pleinement mobilisés dans cette démarche, et jouent un rôle majeur dans la construction et le portage du projet. Ce sont eux, les entrepreneurs, qui doivent s’imposer comme porteurs du projet French Tech.

En conclusion, je vous informe qu’une deuxième et dernière vague de labellisations de métropoles French Tech aura lieu en juin prochain. À cette occasion, nous disposerons d’une liste exhaustive des métropoles labellisées. Les écosystèmes non labellisés, faute de maturité ou de la masse critique attendue au regard du cahier des charges, feront l’objet d’un suivi spécifique qui leur permettra de prendre de l’ampleur et d’être associés aux démarches nationale et régionales, ainsi qu’aux actions de promotion internationale et d’attractivité qui doivent reposer, notamment, sur la présence d’une diaspora.

Quant à la politique d’accompagnement des régions, celle-ci est désormais structurée au sein de l’appareil d’État. L’Agence du numérique doit permettre aux collectivités de déployer des stratégies dans les territoires en matière d’infrastructures pour les réseaux fixes, en matière de soutien et de promotion des écosystèmes d’innovation par les start-up, et pour une meilleure diffusion des usages numériques dans les territoires.

Mme Valérie Fourneyron. Je remercie la secrétaire d’État d’avoir signalé la dynamique mise en place autour de trois agglomérations qui n’appartiennent pas encore à la même région, il faudra attendre quelques mois de plus pour cela. Je lui demande de porter la plus grande attention, au moment de prendre les décisions portant sur la seconde vague de labellisations qui aura lieu en juin prochain, à la dynamique des territoires normands et à l’ensemble des entrepreneurs représentants les quarante entreprises qui se sont associées à cette démarche.