Valérie Fourneyron

DÉPUTÉE DE LA 1ÈRE CIRCONSCRIPTION DE SEINE-MARITIME
ANCIENNE MINISTRE - MEMBRE DE LA COMMISSION
DES AFFAIRES ETRANGÈRES

Pose de la 1ère pierre du nouveau Centre de Formation des Apprentis de Rouen : une vision pour la jeunesse de notre territoire

23 octobre 2015 à 14:38
Pose de la 1ère pierre du nouveau Centre de Formation des Apprentis de Rouen : une vision pour la jeunesse de notre territoire

Soutenir l’apprentissage et l’emploi des jeunes est une priorité sur notre territoire, comme ailleurs. Une priorité portée par le Gouvernement et soutenue par la majorité à laquelle j’appartiens.

A la Grand’Mare à Rouen, la satisfaction était donc au rendez-vous ce vendredi 23 octobre en participant à la pose de la première pierre du futur Centre de Formation des Apprentis (CFA) de la Chambre des Métiers de l’Artisanat 76 (CMA76), en compagnie de Nicolas Mayer-Rossignol, le Président de la Région Haute-Normandie, de Pierre-Henry Maccioni, Préfet de la région Haute-Normandie, du maire de Rouen Yvon Robert, d’Alain Ovide, conseiller communautaire délégué de la Métropole Rouen Normandie représentant Frédéric Sanchez et de Dominique Moulard, le Président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Seine- Maritime, accompagnés de ses Vice-Présidents et du Président de la CMA de la Manche.

Un travail partenarial exemplaire

Satisfaction légitime puisque la pose de la 1ère pierre concrétise un travail partenarial engagé il y a plusieurs années entre la Ville de Rouen, l’État, la Région et la CMA 76. Le CFA était d’ailleurs un des projets-phares qui me tenaient déjà à cœur lorsque j’étais maire : j’avais le souhait d’implanter au cœur de la Grand’Mare, dans un quartier en pleine réhabilitation, une structure de formation d’excellence pour les jeunes de Rouen et sa région. D’ailleurs, ce n’est pas une pierre que nous avons posée mais un magnifique banc en pierre bleue pour symboliser l’ouverture de l’école sur son quartier (merci au Président Moulard pour cette belle initiative !) Cela faisait réellement plaisir de voir autant de jeunes et d’habitants du quartier avec le sourire au lèvre pour cette manifestation !

Le coût de cette reconstruction s’élève à 10 millions d’euros. La Région Haute-Normandie participe au financement de ce nouveau bâtiment à hauteur de 8 millions d’euros (soit 80%). La Ville de Rouen cède pour sa part, à titre gracieux, le terrain à la CMA. La Région financera également les équipements mobiliers, pédagogiques et le renouvellement complet des équipements informatiques pour un montant total de 610 000€. Les travaux seront livrés pour la rentrée scolaire 2017.

Le futur CFA, qui sera consacré aux métiers de bouche, représentera ainsi le résultat d’une convergence réussie entre des énergies collectives, une volonté politique, une vision de notre territoire et des moyens partagés. Tout sera réuni ici, dans cette structure, pour permettre à nos jeunes de préparer leur avenir dans les meilleures conditions. En
leur permettant de bénéficier d’un accueil de qualité en entreprise et dans leur établissement, le CFA forme des futurs salariés qualifiés pour les métiers de l’artisanat.

Rouen aura la chance de pouvoir s’appuyer sur un CFA modèle, qui s’inscrit dans une ambition forte pour la jeunesse de notre territoire, pour l’artisanat normand et pour notre tissu économique local.

Valoriser l’apprentissage, c’est donner un avenir à nos jeunes et réussir l’insertion professionnelle de toute la jeunesse. Il faut le rappeler : avec près de 70% des apprentis qui trouvent un emploi durable à la fin de leur formation, l’apprentissage est un des chemins les plus sûrs pour trouver un emploi.

Valoriser l’apprentissage, c’est aussi donner un avenir à nos savoir-faire d’excellence. De maître à élève, la transmission est la raison d’être de nos métiers artisanaux. Elle est aussi la condition de leur survie.

Valoriser l’apprentissage, c’est enfin contribuer à la vie économique de notre territoire pour aujourd’hui et pour demain.

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Le futur CFA de Rouen, qui sera livré pour la rentrée 2017

Cap sur les 500 000 apprentis en France d’ici à 2017

C’est cette triple ambition, ce triple défi de la qualification des jeunes, de la compétitivité des entreprises et de la redynamisation des territoires, qui est au cœur du plan de relance de l’apprentissage du Gouvernement et de son objectif volontariste de former 500 000 apprentis d’ici à 2017.

Un ensemble de mesures, allant de la création d’une prime aux entreprises qui embauchent des apprentis, à la revalorisation de la filière, en passant par des aides à l’hébergement, a ainsi été mis en place, voté par la majorité et se déploie sur les territoires :

  • Un nouveau régime d’aide, depuis le 1er juillet 2014, avec notamment une aide de 1000 euros à l’embauche du premier apprenti et/ou d’apprentis supplémentaires dans toutes les entreprises de moins de 250 salariés.
  • Exonération de cotisations sociales. Depuis le 1er juillet 2015, les entreprises de moins de 11 salariés qui accueillent un apprenti de moins de 18 ans en première année n’ont plus rien à prendre en charge : ni salaire, ni cotisations sociales. Cela représente une aide sur l’année de 4 400 euros, car les entreprises bénéficient de cette exonération de 1 100 euros par trimestre.
  • Le salaire des apprentis mineurs dans les TPE est ainsi, depuis le 1er juillet 2015, pris en charge par l’Etat.
  • Une aide financière au « contrat de génération » (4 000 euros par an pendant 3 ans). A l’issue de la période d’apprentissage, le jeune apprenti doit être recruté dans une entreprise de moins de 300 salariés comptant au moins un salarié âgé de plus de 57 ans (ou un salarié recruté âgé d’au moins 55 ans).
  • Un crédit d’impôts de 1 600 euros, désormais ciblé (2 200 euros pour des publics tels que les apprentis handicapés) sur la première année de formation conduisant à un diplôme ou un titre professionnel de niveau III, ou inférieur (BTS, DUT, BAC, CAP…).
  • Une déduction fiscale de taxe d’apprentissage pour les entreprises de 250 salariés et plus qui dépassent le seuil de 4% (5% au 1er janvier 2015) de contrats favorisant l’insertion professionnelle : contrats d’apprentissage, de professionnalisation, embauche d’un doctorant en Convention industrielle de formations par la recherche (CIFRE) et Volontariat international en entreprise (VIE).
  • Mesure de simplification fiscale : la taxe d’apprentissage et de la contribution au développement de l’apprentissage seront fusionnées en 2016.
  • Création en avril dernier de la Fondation Innovations pour l’Apprentissage (FIPA). Cette structure est la première fondation inter-entreprises dédiée à l’innovation sociale en faveur de l’alternance
  • Développer l’apprentissage au sein du système de formation initiale, avec un objectif de 60 000 apprentis dans les Établissement publics locaux d’enseignement
  • Développer l’apprentissage dans le secteur public : embauche de 10 000 apprentis d’ici à la fin du quinquennat dans la fonction publique d’État, dont plus de 4000 jeunes dès la rentrée 2015.
  • Une importante campagne de communication lancée par le ministère du Travail, pour changer l’image de l’apprentissage, auprès des jeunes et des acteurs de l’orientation.
  • Le parcours individuel d’information, d’orientation et de découverte du monde économique et professionnel permet désormais à chaque élève à partir de la 5e de découvrir l’apprentissage.

Relancer l’apprentissage, c’est relancer l’emploi. C’est rapprocher la jeunesse des entreprises et rendre plus perméable la frontière de la première embauche. Relancer l’apprentissage, c’est aussi permettre la transmission des petites entreprises et le développement des plus grandes. Bref, c’est revaloriser le travail comme valeur républicaine.

Je pense que ce sera une réelle fierté pour Rouen d’héberger un tel centre modèle, un tel lieu d’excellence et de réussite qui porte en lui le ferment d’aussi hautes ambitions pour notre jeunesse, pour l’emploi et pour notre territoire.

L’apprentissage en Seine-Maritime et en Haute-Normandie en quelques chiffres

Le CFA de la Chambre des métiers et de l’artisanat de Seine-Maritime compte 345 apprentis. Son offre de formation est essentiellement tournée vers les métiers de bouche.

La CMA76 gère trois CFA : à Rouen, à Dieppe et au Havre. Les élus régionaux réunis en Commission permanente le 19 octobre dernier ont approuvé la convention de financement de la construction du futur CFA de Rouen et le financement de ses équipements. Les deux autres CFA de la CMA vont par ailleurs faire l’objet de travaux de réhabilitation, de remise à niveau et de mise en place d’outils informatiques et numériques également soutenus par la Région.

Chaque année, la Région Haute-Normandie accompagne plus de 12 000 apprentis, répartis dans 36 CFA qui offrent le choix entre 220 diplômes ou titres (du CAP au diplôme d’ingénieur). Elle accompagne au quotidien les CFA, les apprentis et leur famille et les filières professionnelles, pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes. Lors du dernier Conseil régional, les élus régionaux ont voté plus de dix millions d’euros supplémentaires, en investissement et en fonctionnement, pour l’apprentissage en Haute-Normandie.

  • Jerome l’horphelin

    Excellent projet pour ce quartier défavorisé !
    Hâte de le voir construit !
    Peur qu’il ne reste plus de petites entreprises autour pour les accueillir en poste !
    La taxe foncière y étant pour les entreprises voisines nettement plus élevée qu’à Bois Guillaume par exemple.
    Gardons l’espoir en ce début d’année.