
Le nombre de demandeurs d’emploi continue fortement et inexorablement d’augmenter: + 34 400 en octobre (pour la seule catégorie A!).
Le chômage des jeunes augmente encore au mois d’octobre ( + 0,6% ) alors que près de 25% des moins de 25 ans sont au chômage. Le chômage des seniors explose littéralement. En un an, le chômage des plus de 50 ans a augmenté de 15,5% et même de 17,6% pour les femmes de plus de 50 ans. L’exclusion de l’entreprise est souvent suivie d’une exclusion du marché du travail. Le nombre de personnes inscrites comme demandeurs d’emploi depuis plus de 2 ans a augmenté de 16,9% en une seule année. C’est le moment que choisit le gouvernement pour diminuer de 12% les crédits de la mission travail/emploi du budget 2012 : les économies ne se feront pas sur le dos des traders mais sur celui des chômeurs.
Alors que les Français subissent quotidiennement les discours lénifiants de l’UMP sur un Président de la République seul à pouvoir sortir la France de la crise, les chiffres rappellent la droite à sa réalité: les gesticulations excessives et la communication à outrance d’un Président manifestement en campagne ne créent pas d’emploi et n’améliorent pas le quotidien des Français.
Nicolas Sarkozy n’est jamais à court d’arguments fallacieux pour expliquer aux Français qu’il n’est pas responsable du déclin de la France et de l’explosion du chômage dans notre pays. C’est à se demander pourquoi l’UMP souhaite concourir à l’élection présidentielle de 2012. A l’écouter, elle n’est pour rien dans la situation économique et ne peut rien pour la changer.
Pourtant, face à ce bilan catastrophique, Nicolas Sarkozy n’échappera pas à sa triple responsabilité. Il est responsable d’avoir mené une politique de l’emploi chaotique et d’une rare confusion depuis 2007, dont la principale mesure aura été la subvention du chômage sur fonds publics avec la détaxation des heures supplémentaires. Il est responsable d’avoir multiplié les plans d’austérité drastiques, sans cohérence ni vision, avec comme seule conséquence d’avoir encore plus grippé notre économie et empêché le retour de la croissance. Il est responsable, enfin, d’une passivité étonnante aujourd’hui, en se comportant comme un spectateur impuissant qui espère le retour par magie de la croissance, lui qui, lors de la campagne de 2007, nous avait promis qu’il irait la chercher « avec les dents ».
Avec François Hollande, nous souhaitons apporter un changement profond, par la mise en place d’une politique économique créatrice d’emplois, basée sur une industrie ambitieuse qui renouera avec l’innovation, et fondée sur une grande ambition pour la jeunesse de notre pays. En 2012, les Français diront s’ils veulent que se poursuive la même politique, menée depuis dix ans par les mêmes responsables pour obtenir les mêmes résultats. François Hollande leur propose une autre voie : celle de la combativité pour l’emploi et de la confiance retrouvée dans l’avenir.
Les zones urbaines sensibles (ZUS), qui correspondent aux quartiers les plus défavorisés des métropoles françaises, comptent 4.5 millions d’habitants. Près d’un mineur sur deux y vit sous le seuil de pauvreté, les jeunes sont deux fois plus touchés en moyenne par le chômage, particulièrement les jeunes hommes, exclus à41.7% du marché du travail. L’ONZUS (Observatoire national des zones urbaines sensibles) à publié il y a quelques jours un rapport qui témoigne de la gravité de la situation. Ce sont les données sur la pauvreté qui sont les plus alarmants : 33,1 % des habitants des ZUS ont moins de 908 euros mensuels pour vivre contre 12 % pour le reste du territoire. LIRE LA SUITE
Depuis le 1er janvier 2009, l’allocation équivalent retraite (AER) n’est plus, sur décision du gouvernement et de sa majorité. Cette allocation était versée aux chômeurs de moins de soixante ans qui avaient commencé à travailler très jeunes et pouvaient justifier de 160 trimestres validés. Obligés d’attendre l’âge de 60 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein, ils recevaient un “revenu de remplacement” de 982 euros par mois, ce qui leur permettait de ne pas sombrer dans la précarité.
Cette disposition n’est dorénavant plus en vigueur. Au détriment de familles modestes, l’Etat réalise une économie de 60 millions par an, et ce alors même qu’il soutient les banques à coups de milliards d’euros. Alors même que le gouvernement refuse de supprimer - et même de suspendre! - le bouclier fiscal qui bénéficie aux plus aisés. LIRE LA SUITE
La citation - François Hollande
“Le sport n’est pas un luxe, c’est une nécessité”
Lettre parlementaire N°4