
A Toulon, Nicolas Sarkozy est venu établir le constat d’échec de sa propre politique. Incapable de susciter l’espérance, il a une fois de plus enfermé le pays dans la rhétorique de la peur.
En 2008, à Toulon, Nicolas Sarkozy avait promis de moraliser le capitalisme. En 2011, le capitalisme -version Sarkozy - continue de démoraliser les français.
En 2008, à Toulon, Nicolas Sarkozy avait promis la régulation du système monétaire international. Aujourd’hui, la dérégulation financière menace le système monétaire international et l’avenir de l’Euro.
En 2008, à Toulon, Nicolas Sarkozy avait promis à Toulon la croissance et l’emploi. En 2011, la France connaît la récession et le chômage.
Président de l’impuissance, Nicolas Sarkozy a affaibli la France. Il ne la protège pas ; il l’expose. L’Europe qu’il propose au Français est celle de l’austérité et de la perte de souveraineté. Elle témoigne de la faiblesse de la position de la France face à l’Allemagne.
François Hollande porte un autre projet, celui d’une Europe du rétablissement des comptes publics et de la croissance, celui d’une Europe dont la Banque centrale jouerait son rôle pour sauver l’Euro.
Le nombre de demandeurs d’emploi continue fortement et inexorablement d’augmenter: + 34 400 en octobre (pour la seule catégorie A!).
Le chômage des jeunes augmente encore au mois d’octobre ( + 0,6% ) alors que près de 25% des moins de 25 ans sont au chômage. Le chômage des seniors explose littéralement. En un an, le chômage des plus de 50 ans a augmenté de 15,5% et même de 17,6% pour les femmes de plus de 50 ans. L’exclusion de l’entreprise est souvent suivie d’une exclusion du marché du travail. Le nombre de personnes inscrites comme demandeurs d’emploi depuis plus de 2 ans a augmenté de 16,9% en une seule année. C’est le moment que choisit le gouvernement pour diminuer de 12% les crédits de la mission travail/emploi du budget 2012 : les économies ne se feront pas sur le dos des traders mais sur celui des chômeurs.
Alors que les Français subissent quotidiennement les discours lénifiants de l’UMP sur un Président de la République seul à pouvoir sortir la France de la crise, les chiffres rappellent la droite à sa réalité: les gesticulations excessives et la communication à outrance d’un Président manifestement en campagne ne créent pas d’emploi et n’améliorent pas le quotidien des Français.
Nicolas Sarkozy n’est jamais à court d’arguments fallacieux pour expliquer aux Français qu’il n’est pas responsable du déclin de la France et de l’explosion du chômage dans notre pays. C’est à se demander pourquoi l’UMP souhaite concourir à l’élection présidentielle de 2012. A l’écouter, elle n’est pour rien dans la situation économique et ne peut rien pour la changer.
Pourtant, face à ce bilan catastrophique, Nicolas Sarkozy n’échappera pas à sa triple responsabilité. Il est responsable d’avoir mené une politique de l’emploi chaotique et d’une rare confusion depuis 2007, dont la principale mesure aura été la subvention du chômage sur fonds publics avec la détaxation des heures supplémentaires. Il est responsable d’avoir multiplié les plans d’austérité drastiques, sans cohérence ni vision, avec comme seule conséquence d’avoir encore plus grippé notre économie et empêché le retour de la croissance. Il est responsable, enfin, d’une passivité étonnante aujourd’hui, en se comportant comme un spectateur impuissant qui espère le retour par magie de la croissance, lui qui, lors de la campagne de 2007, nous avait promis qu’il irait la chercher « avec les dents ».
Avec François Hollande, nous souhaitons apporter un changement profond, par la mise en place d’une politique économique créatrice d’emplois, basée sur une industrie ambitieuse qui renouera avec l’innovation, et fondée sur une grande ambition pour la jeunesse de notre pays. En 2012, les Français diront s’ils veulent que se poursuive la même politique, menée depuis dix ans par les mêmes responsables pour obtenir les mêmes résultats. François Hollande leur propose une autre voie : celle de la combativité pour l’emploi et de la confiance retrouvée dans l’avenir.
Hors programme « Handicap et dépendance », les crédits de la mission diminuent cette année de 8,4 %.
Déjà ramené de 1,7 milliard en 2010 à 700 millions en 2011, le budget alloué au RSA devrait revenir à 528 millions en 2012. Cette réduction des crédits, liée au nombre des prestations versées, signifie-t-elle que le dispositif ne parvient pas à trouver sa place, ou bien que la volonté de le développer par le gouvernement est moindre qu’auparavant ?
Le programme « Actions en faveur des familles vulnérables » subit également une baisse significative : les crédits concernant la parentalité se réduisent de 17 %. Les crédits du planning familial sont certes maintenus, à hauteur de 2,1 millions, de même que ceux relatifs à la carte « enfant famille », mais il manque 2,18 millions sur l’ensemble de la ligne budgétaire. Les associations de conseil conjugal et familial pourraient être concernées, ainsi que la médiation familiale, les points « info familles » ou encore les Réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents (REAPP).
S’agissant du programme « Egalité entre les hommes et les femmes », il faut certes saluer l’augmentation de trois millions d’euros des moyens affectés au 3e plan triennal de lutte contre les violences faites aux femmes, mais nous nous étonnons, en revanche, de la baisse de certains crédits, notamment ceux prévus pour la lutte contre la prostitution : il semblait pourtant que cette question devait être une priorité…
Martine Aubry, en déplacement en Seine-Maritime cette semaine auprès d’industriels innovants, a profité de cette visite pour rappeler la nécessité de défendre de telles structures « innovantes et leaders mondiales dans leur domaine ». Et a rappelé que « la priorité des priorités aujourd’hui, ce que devrait faire le gouvernement midi, matin et soir, c’est l’emploi ».
Première visite chez Nutriset à Malaunay. À ses côtés, Laurent Fabius, Alain Le Vern, Guillaume Bachelay, Christophe Bouillon et moi-même. Le PDG fondateur de l’entreprise, Michel Lescanne, a présenté son entreprise qui fabrique des produits destinés à la prévention de la malnutrition, et compte 110 salariés.
Ensuite, destination Dieppe, où Martine Aubry a visité la PME Verdelet, qui fabrique des vannes haute performance pour les secteurs de l’énergie thermique et du nucléaire. LIRE LA SUITE
Le projet de réforme des retraites du gouvernement – dont on connaissait les contours grâce aux rumeurs orchestrées des dernières semaines – est enfin sur la table. Pas celle des négociations, car malgré le délai de 3 jours laissé aux syndicats, les curseurs sont fixés.
Tout le monde s’accordait à dire que les évolutions démographiques – ainsi que l’échec des précédentes réformes – appelait une réforme structurelle. Tout le monde s’accordait également sur le fait que pour être acceptée, cette réforme devait être juste et reposer sur des efforts partagés.
Or pour les socialistes, le projet du gouvernement n’est pas seulement injuste, il est aussi irresponsable. LIRE LA SUITE
La citation - François Hollande
“Le sport n’est pas un luxe, c’est une nécessité”
Lettre parlementaire N°4