
Ce jeudi 8 novembre s’est tenue au Musée National du Sport la deuxième édition de la Nuit du Sport Féminin.
Cette initiative nous invite à regretter les inégalités qui demeurent : 41 % de femmes pratiquent le sport contre 51 % des hommes. Plus grave, ces inégalités sont accrues dans les zones urbaines sensibles, où 22% seulement des filles de 15 – 18 ans ont une activité physique régulière contre 43 % des garçons.
Pourtant le sport est au coeur des enjeux d’intégration, de cohésion, d’émancipation, de santé publique.
Les inégalités valent aussi pour le haut niveau. Nous avons pu nous féliciter de l’engouement suscité par le magnifique parcours de l’équipe de France féminine de football l’été dernier et sa qualification aux Jeux de Londres, malgré sa faible médiatisation. C’est malheureusement trop souvent le cas quand il s’agit du sport féminin.
Très volontariste sur le sujet, à l’écoute de son temps et soucieux de parité, le CIO est curieusement peu suivi. Trop de médias en France enferment encore dans un « ghetto » le sport féminin. Comme si chaque discipline n’existait pas en tant que telle, pratiquée indifféremment par des femmes ou par des hommes.
Le sport français semble souffrir d’une organisation insuffisante pour la pratique féminine de haut niveau. Alors que lors des JO d’Athènes en 2004, pour la première fois, les femmes faisaient presque jeu égal avec les hommes en nombre de médailles, comment expliquer que nous soyons descendus à 7 médailles « féminines » sur 41 aux JO de Pékin quatre ans plus tard ? L’analyse se décline sur d’autres disciplines : l’athlétisme, la natation, ou le tennis (quatre joueurs français dans le Top 20 ATP, mais une seule joueuse dans le Top 50 WTA).
Les offres sportives sont trop souvent inadaptées pour les jeunes filles, le suivi des espoirs mal assuré, alors que les licenciés du sport scolaire sont paritaires. Développer la pratique comme l’élite chez les femmes est l’un des défis majeurs du sport français de la décennie à venir que nous voulons relever.
“Plus de mandats, mais moins de femmes : la question de la parité a déjà été largement abordée, mais j’y reviens parce que les réponses du Gouvernement sont tout, sauf satisfaisantes.
Si je fais la synthèse de ce qui a été dit par M. Hortefeux et M. Marleix, de quoi nous plaignons-nous ? À les écouter, en effet, la régression majeure que la création du conseiller territorial fera subir à la parité dans les assemblées locales est largement compensée. Nous voilà sommées de nous réjouir que des scrutins de liste paritaire s’appliqueront désormais aux communes de plus de 500 habitants, et non plus de 3 500, comme c’est le cas aujourd’hui. LIRE LA SUITE
A l’occasion de la venue à Rouen de la ministre de la Santé, de la jeunesse et des sports, Valérie Fourneyron a défendu auprès de Roselyne Bachelot une proposition audacieuse : faire de Rouen et plus largement de la Haute Normandie un territoire pilote dans la lutte contre les inégalités interrégionales en matière de santé.
L’article 122 de la loi Hôpital, patients, santé, territoires – entrée en application au mois de juillet - envisage en effet la création d’une enveloppe nationale de péréquation pour réduire ces inégalités entre régions. Cette mesure reste à ce jour conditionnée à la remise d’un rapport au parlement qui démontrerait l’intérêt d’une telle mesure. Pour Valérie Fourneyron, « [son] utilité ne fait aucun doute, et il faut tout mettre en oeuvre pour que cette initiative se concrétise. La Haute-Normandie pourrait expérimenter ce dispositif. Elle fait partie des régions qui pourraient largement bénéficier de cette disposition : région plus jeune que la moyenne nationale, elle présente une surmortalité générale de 8% (particulièrement les cancers et la surmortalité prématurée), et cumule les mauvais indicateurs avec une démographie des personnels soignants très inférieure à la moyenne nationale.» LIRE LA SUITE
La citation - François Hollande
“Le sport n’est pas un luxe, c’est une nécessité”
Lettre parlementaire N°4