
Je suis intervenue ce mardi lors de la séance de questions au gouvernement sur l’hôpital public. Ci-dessous ma question et la réponse de la Ministre.
M. le président. La parole est à Mme Valérie Fourneyron, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.
Mme Valérie Fourneyron. Madame la ministre de la santé et des sports, l’hôpital public est malade, vous ne posez pas le bon diagnostic, et votre projet de loi de financement de la sécurité de sociale ne propose pas la bonne ordonnance.
81 % des Français sont satisfaits de leurs hôpitaux, mais ils sont presque autant à estimer que les moyens financiers et humains dont ils disposent sont insuffisants. Année après année, nos concitoyens vous redisent leur attachement à l’hôpital, double pilier d’excellence et de solidarité. LIRE LA SUITE
A l’occasion de la venue à Rouen de la ministre de la Santé, de la jeunesse et des sports, Valérie Fourneyron a défendu auprès de Roselyne Bachelot une proposition audacieuse : faire de Rouen et plus largement de la Haute Normandie un territoire pilote dans la lutte contre les inégalités interrégionales en matière de santé.
L’article 122 de la loi Hôpital, patients, santé, territoires – entrée en application au mois de juillet - envisage en effet la création d’une enveloppe nationale de péréquation pour réduire ces inégalités entre régions. Cette mesure reste à ce jour conditionnée à la remise d’un rapport au parlement qui démontrerait l’intérêt d’une telle mesure. Pour Valérie Fourneyron, « [son] utilité ne fait aucun doute, et il faut tout mettre en oeuvre pour que cette initiative se concrétise. La Haute-Normandie pourrait expérimenter ce dispositif. Elle fait partie des régions qui pourraient largement bénéficier de cette disposition : région plus jeune que la moyenne nationale, elle présente une surmortalité générale de 8% (particulièrement les cancers et la surmortalité prématurée), et cumule les mauvais indicateurs avec une démographie des personnels soignants très inférieure à la moyenne nationale.» LIRE LA SUITE
Une réforme ambitieuse et profonde de notre système de santé était très attendue, à la fois par les professionnels de santé et leurs patients, les Français. Le projet de loi “Hôpital, Patients, Santé, Territoires”, débattu depuis mardi soir à l’Assemblée nationale, n’est pas à la hauteur de l’ambition qui a toujours été celle de la France en matière de santé publique : l’égalité d’accès aux soins partout et pour tous. Nicolas Sarkozy a déclaré que «l’hôpital ne souffre pas d’un manque de moyens”, mais qu’il “doit être mieux organisé”. Le texte présenté par Roselyne Bachelot, en effet principalement axé sur la question de la gouvernance, donne tout pouvoir aux directeurs de l’hôpital et de l’Agence régionale de santé. A l’évidence, ces dispositions de réorganisation, qui écartent la communauté médicale et le personnel soignant de la réflexion et de la décision, ne sont pas de nature à répondre aux défis qui sont posés aujourd’hui : démographie médicale, nouveaux risques, recherche, prévention… Le “directeur-patron”, “l’hôpital-entreprise”, et le plan social déguisé de 20 000 postes hospitaliers font partie de la nouvelle donne, alors que nous connaissons une période de crise où plus que jamais, la santé ne doit pas devenir une marchandise comme les autres. LIRE LA SUITE
La citation - François Hollande
“Le sport n’est pas un luxe, c’est une nécessité”
Lettre parlementaire N°4