
Actuellement la place du Sport dans un gouvernement reste très faible. Il est temps de renverser le schéma et de faire en sorte que le sport, qui est un outil de cohésion sociale, d’émancipation, de rassemblement, soit au cœur du pacte éducatif et de la santé publique.
Le sport c’est également un enjeu économique, un gisement d’emplois, un vecteur d’épanouissement et de rayonnement de la France. Il est nécessaire de restaurer aujourd’hui la légitimité du Ministère des Sports au sein d’un grand pôle éducatif.
Ces dernières années les moyens budgétaires destinés au sport ont été baissés : 0,15 % du budget de l’Etat, loin des 3 % promis en 2007. Egalement depuis la dernière présidentielle, on compte 3 000 postes d’enseignements d’EPS en moins.
Le Ministère des Sports n’est pas stable. En cinq ans, il y a eu cinq ministres, avec des changements de périmètres incessants. Aussi, 4 lois ont été votées, toutes relatives au sport business, soit la loi contestée des paris en ligne, la loi controversée sur les agents sportifs, une loi de circonstance sur les stades de l’euro 2016, et une loi à minima sur l’éthique sportive. Aucune loi programmatique au cours de ce quinquennat n’a pris en compte l’évolution des enjeux et des acteurs du sport.
Enfin le rapprochement prévu avec le domaine de la Santé n’a pas été une réussite.
Les inégalités d’accès à la pratique sportive persistent. Ce sont à la fois des inégalités sociales, de genre et physiques. 59 % des personnes appartenant au quart des ménages les moins aisés font du sport contre 82 % appartenant au quart des ménages les plus aisés. 41 % des femmes font du sport contre 56 % des hommes. Et seulement 1,2 % des personnes en situation de handicap pratiquent le sport.
On observe, aujourd’hui, de plus en plus de dérives du football professionnel : droits télévisuels, transfert des joueurs, salaires, etc. L’accès au football et au sport en général à la télévision est de plus en plus restreint, du fait de l’hégémonie croissante des chaînes payantes.
François Hollande s’est rendu à Créteil ce samedi 11 février pour visiter le Centre sportif Marie-Thérèse Eyquem. Il y a rencontré avec son équipe ,des sportifs et des entraîneurs de haut niveau et a assisté à des démonstrations sportives : judo, tennis, squash et parcours de motricité.
En fin de journée le candidat a tenu une réunion publique au Palais des Sports Robert Oubron. Stéphane Caristan, élu de Créteil et Ancien champion d’Europe du 60m haies, et Valérie Fourneyron, député maire de Rouen et responsable du pôle Sport pour François Hollande, seront présents.
Réhabiliter le sport
Le sport est au cœur du pacte éducatif que François Hollande propose : jeunesse, bien-être, santé. Le candidat souhaite ainsi restaurer la légitimité́ du ministère des sports, au sein d’un grand pôle éducatif, pour réaliser trois ambitions essentielles :
- Garantir à tous les jeunes la possibilité́ de pratiquer le sport dans une association ;
- Agir pour la santé et le « mieux vivre ensemble » en permettant à tous de pratiquer le sport tout au long de la vie ;
- Faire rayonner la France en soutenant l’excellence sportive.
Augmenter la solidarité́ entre sport professionnel et sport amateur
Augmentation de la taxe Buffet et des prélèvements sur les jeux et paris sportifs.
Des efforts sur les effectifs : une part des 60 000 postes dans l’éducation concernera les professeurs d’EPS, ainsi que la mobilisation d’un pourcentage des « emplois d’avenir » sur les 150 000 prévus. Un effort est souhaité sur le fonds emploi du CNDS.
Réorganisation du service public du sport
Le Ministère des Sports de plein exercice sera rattaché à un grand pôle éducatif, avec une nouvelle répartition des compétences et des missions entre l’Etat, le mouvement sportif et les collectivités locales, dans le cadre du service public du sport.
Le projet de François Hollande inclut également une conférence nationale du sport français impliquant tous les acteurs, et déclinée au niveau régional.
La réalisation d’un plan national des infrastructures sportives est plus que nécessaire, pour les personnes en situation de handicap
Le sport enjeu économique et social et vecteur de rayonnement de la France
L’organisation de grandes compétitions internationales et la présence de nos sportifs au plus haut niveau contribuent au rayonnement international de la France, il faut l’encourager.
Il faut accompagner les sportifs pendant et après leur carrière. Les dérives financières, avant tout celles du football, doivent néanmoins être régulées. C’est un secteur symbolique pour porter une politique volontariste en matière de régulation économique à l’échelle européenne, dans une période où Michel Platini ne cesse de réclamer du soutien pour la mise en place de son Fair-Play financier.
Sous l’actuel gouvernement Fillon, David Douillet, Ministre des Sports depuis septembre dernier, n’aura eu qu’une occasion de s’exprimer à l’occasion d’une cérémonie de vœux. Il l’a fait ce 26 janvier à Paris. L’occasion de relever, une fois encore, les insuffisances, incohérences et contradictions qui sont la marque du ministère des Sports depuis cinq ans.
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Dans ce domaine, Monsieur le Ministre Douillet est cette fois allé loin : « Le monde du football perçoit des droits de télévision élevés. L’Etat n’aurait pas dû avoir besoin de financer la rénovation ou la construction des stades de l’Euro » a-t-il déclaré.
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Quelle majorité a pourtant voté la loi d’exception concernant le financement des stades de l’Euro 2016, avec dans ses rangs le député, futur Ministre, David Douillet ?
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Quelle majorité a accepté que les crédits du Centre National du Développement du Sport, par nature voués au financement du sport pour tous, soient engagés à hauteur de 168 millions d’euros pour ces mêmes stades de l’Euro 2016?
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Sur d’autres thèmes de son intervention, le Ministre des Sports s’est montré tout aussi « efficace » :
- Il a rêvé un budget des sports en hausse oubliant les variations de périmètres, les lourdes conséquences de la RGPP privant nos territoires d’un personnel Jeunesse et Sport compétent et engagé dont ils avaient tant besoin, et la saignée dans les postes d’enseignants d’EPS
- Il a vanté le rayonnement de la France à l’étranger en oubliant le désaveu, l’échec, l’humiliation de la candidature d’Annecy aux JO d’hiver 2018
- Il a rappelé son engagement sur l’éthique en se félicitant d’un budget maintenu pour l’Agence Française de Lutte contre le Dopage, alors qu’il est indispensable de le renforcer et de légiférer sur le profilage biologique, si la France ne veut pas régresser en terme de lutte contre le dopage
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Le Ministre David Douillet n’est pas seul responsable. Il est le cinquième titulaire du poste au ministère des Sports depuis cinq ans, à gérer environ 0,15% du budget de l’Etat, là où le candidat Sarkozy avait en 2007 promis 3% ! Mais David Douillet devrait s’abstenir de se prévaloir d’un si pauvre bilan, et au moins éviter les contradictions criantes avec les positions prises par sa majorité ces cinq dernières années.
L’Assemblée Nationale a adopté, mercredi 18 janvier, la proposition de loi issue du Sénat visant à renforcer l’éthique du sport et le droit des sportifs.
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La majorité a seule voté cette loi d’affichage « conforme » sur demande du Ministre des Sports. Pas d’amendements, pas d’améliorations du texte, donc. Il s’agit pourtant d’un texte à minima visant à masquer le triste bilan législatif de la majorité : loi contestée sur les jeux en ligne, loi controversée sur les agents sportifs, loi de circonstance sur les stades de l’Euro 2016.
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Beaucoup de thèmes essentiels à l’éthique du sport sont abordés au détour de cette loi, mais les plus importants ne sont pas traités sur le fond :
- Sur le plafonnement du salaire des joueurs, le célèbre « Salary Cap », et la place des joueurs formés localement, le législateur n’impose rien malgré les propositions du groupe socialiste.
- Concernant le dopage, pas d’avancée sur le profilage biologique des sportifs, au-delà des classiques prélèvements d’urine et de sang.
- Au sujet des paris en ligne, le gouvernement a choisi de supprimer les dispositions visant à lutter contre l’addiction au jeu, proposées par le groupe socialiste, votées en commission, et soutenues un temps par la majorité.
- Rien dans cette loi sur la reconversion des sportifs de haut niveau. Et le gouvernement a abrogé les dispositions votées par la commission sur la reconnaissance des arbitres et juges de haut niveau.
- Rien sur le cumul des agents de joueurs et d’entraîneurs, malgré, là encore, des propositions concrètes du groupe socialiste.
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Le ministre actuel a obtenu hier ce qu’il recherchait : un vote conforme. Conforme au traitement que le gouvernement inflige au sport depuis le début de la législature : 0,15 % du budget de l’Etat, loin des 3 % promis par le candidat Sarkozy, et un mercato permanent au Ministère des Sports, 5 ministres en moins de 5 ans !
La proposition de loi « Ethique du sport et droits des sportifs », votée par le Sénat en mai dernier, est inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale le 19 janvier. Le ministre des Sports, David Douillet avait annoncé son souhait d’obtenir un vote conforme de cette loi d’affichage pur et simple : pas d’amendements, pas d’améliorations du texte. Il aura finalement échoué puisque des membres de la majorité en commission ont légitimement et logiquement voté certains amendements du groupe socialiste.
La politique du sport sous l’autorité de N. Sarkozy se sera singularisée par un manque absolu d’ambition et par un triste bilan législatif marqué par les lois contestées sur les jeux en ligne, sur les agents sportifs, et l’impréparation concernant celle sur les stades de l’Euro 2016… La loi cadre que devaient faire voter Rama Yade ou Roselyne Bachelot, secrétaire d’Etat et ministre des Sports entre 2007 à 2010 n’aura finalement pas été adoptée.
A ceci s’ajoute un mercato permanent au ministère des Sports – cinq ministres en moins de cinq ans – manifestant l’ampleur de l’attention de N. Sarkozy sur ce sujet, comme en témoigne les moyens dérisoires qui lui est alloué à savoir 0,15 % du budget de l’Etat, loin des 3 % promis par le candidat Sarkozy en 2007.
Le sport, avec ses 40 millions de pratiquants, ses 16 millions de licenciés, ses 2 millions de bénévoles, « mérite mieux qu’un texte de rattrapage » qui se limite à des enjeux ponctuels, voire à de simples déclarations d’intention produites à d’évidentes fins d’affichage.
Le vote conforme demandé par David Douillet incarne le refus du gouvernement actuel, de considérer le sport dans notre pays comme un véritable enjeu de société. Nous ne pouvons que regretter que les consignes ministérielles nous aient privés d’une discussion sereine et d’intérêt général sur tous les articles et les amendements de cette proposition de loi.
La France organisera le championnat du monde de handball en 2017. Notre pays peut être fier de cette décision qui est la reconnaissance du travail accompli par l’ensemble des composantes de la fédération française de handball et notamment son président pour développer ce sport. Elle est une marque de respect et de confiance adressée aux cadres de l’équipe de France et aux joueurs, véritables ambassadeurs de leur discipline et du rayonnement de la France sur la scène internationale.
Cet excellent résultat ne doit masquer l’importance de travailler au redressement de l’influence de notre pays sur la scène politique sportive internationale pour faire valoir notre savoir-faire en termes d’organisation événementielle de grande envergure.
La compétition continue et je souhaite à l’équipe de France féminine dirigée par Olivier Krumbholz de se qualifier pour la finale du championnat du monde qui se déroule actuellement au Brésil. Elles ont le talent et la force de caractère pour continuer cette belle aventure humaine et sportive.
La citation - François Hollande
“Le sport n’est pas un luxe, c’est une nécessité”
Lettre parlementaire N°4