• Valérie Fourneyron, Députée de Rouen - Rouen à l’assemblée
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    • Thématique : Valérie Fourneyron
    • AFP / Projet de loi sur les paris en ligne

      *PARIS, 22 juil 2009 (AFP) -* La Commission des Finances de l’Assemblée nationale a estimé mardi que le “droit de propriété sur les paris sportifs” devait revenir à l’organisateur de l’événement sportif lui-même, a-t-on appris mercredi auprès de l’entourage du ministre du Budget, Eric Woerth.

      La commission a adopté ce principe qui sera intégré dans le projet de loi sur les paris en ligne, ainsi que d’autres mesures telles le renforcement des moyens alloués à la lutte contre l’addiction aux jeux.

      Ce “droit de propriété”, destiné à “préserver l’intégrité du sport”, doit permettre de “mieux encadrer les paris” réalisés autour des événements sportifs et “d’éviter les trucages”, a-t-on précisé de même source.

      “Grâce à ce droit, l’organisateur de l’événement sportif est reconnu comme le propriétaire de l’exploitation commerciale qui peut être réalisée autour de son événement. Si des sites internet veulent organiser des paris, ils devront signer un contrat avec lui”, a-t-on ajouté.

      Cette mesure, défendue par le gouvernement et par le monde sportif, constitue l’un des principaux points du projet de loi sur les paris en ligne adoptés mardi soir par les parlementaires de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale. Critiquée par plusieurs parlementaires, elle était également dénoncée par l’Association européenne des jeux et des paris (EGBA, groupement des principaux opérateurs européens).

      Parmi les autres mesures retenues dans le projet de loi figurent le renforcement des dispositifs de contrôle des sites de paris illégaux, permettant aux douaniers de venir renforcer les effectifs du ministère de l’Intérieur, et le doublement des moyens consacrés à la lutte contre l’addiction aux jeux, qui passeront de 5 à 10 millions d’euros.

      Un amendement du rapporteur du projet de loi, Jean-François Lamour (UMP), visant à permettre aux sociétés sportives de négocier au cas par cas avec les opérateurs de paris les modalités d’exploitation de leurs marques, a été adopté, contre l’avis des députés PS.

      Cet amendement “menace l’unité du sport français”, ont estimé mercredi plusieurs députés PS (Valérie Fourneyron, Gaëtan Gorce, Henri Nayrou et Michèle Delaunay), dans un communiqué conjoint. “Il s’agit d’une “véritable rupture avec la gestion collective qui a toujours fait la force du sport français”, ont-ils ajouté.

      La loi sur les paris en ligne, destinée à mettre la France en conformité avec le droit européen, devrait être examinée par l’Assemblée nationale à la fin du mois de septembre, a-t-on ajouté de même source.

      Le 1er janvier 2010, si du moins le cadre législatif et réglementaire français est opérationnel, les paris hippiques mutuels, les paris sportifs à cote et le poker en ligne seront ouverts à la concurrence.

      Pour le moment, seuls le PMU et la Française des Jeux (FDJ) peuvent proposer des paris sur internet (1,170 milliard d’euros en 2008). Ils s’apprêtent, tout comme les groupes de casinos français, à se mesurer aux grands opérateurs internationaux (BetClic, Unibet, Bwin… ).

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    • Dépêche AFP : suppression des avantages fiscaux des sportifs de haut niveau

      Un député UMP veut supprimer les avantages fiscaux au bénéfice des sportifs de haut niveau dans une proposition de loi déposée jeudi, au lendemain du transfert du joueur de football Karim Benzema au Real Madrid pour 35 à 41 millions d’euros. Le départ du footballeur de l’Olympique lyonnais “vient de démontrer de manière éclatante l’inutilité des niches fiscales accordées aux sportifs professionnels”, estime Marc Le Fur, par ailleurs vice-président de l’Assemblée. “Les clubs français ne pourront jamais rivaliser avec la démesure financière du Real Madrid, de Chelsea et du Milan AC et les contribuables français ne doivent pas faire les frais d’une course à l’échalotte sportive malsaine”, ajoute-t-il. Le député des Côtes-d’Armor propose la suppression de trois dispositions qui profitent aux sportifs professionnels : l’option pour le bénéfice moyen qui permet “d’atténuer la progressivité de l’impôt”, l’utilisation extensive du droit à l’image et le régime fiscal de l’impatriation (exonération fiscale pour les cadres qui viennent de l’étranger travailler en France). Dans leur revenu, les sportifs peuvent distinguer leur salaire, assujetti aux cotisations sociales, et la rémunération de leur droit à l’image, exonérée de cotisation sociale. En 2007, 639 footballeurs, 492 rugbymen et 136 basketteurs ont bénéficié du droit à l’image pour un coût de 95 millions d’euros à la charge des finances publiques, selon Marc Le Fur qui cite la Cour des comptes. La députée-maire PS de Rouen Valérie Fourneyron avait déjà dénoncé ces exonérations. M. Le Fur demande enfin que les sportifs ne bénéficient plus du régime de l’impatriation. Même si son texte n’est pas inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée, elle pourra être présentée sous forme d’amendement aux prochaines lois de finances de l’Etat et de la Sécurité sociale, examinées à l’automne prochain, dit-on dans son entourage.

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    • L’Humanité : « Les Sports sont au fond du trou »
      01/07/09 : Politique . Députée maire PS de Rouen, Valérie Fourneyron souhaite bon courage à Rama Yade, qui hérite d’un secrétariat d’État aux Sports « qui ne se résume plus qu’à un ministère du foot pro ».

      En mars dernier, Valérie Fourneyron était au côté de Marie-George Buffet pour lancer l’« appel pour le sport et le modèle sportif français ». Depuis, la nouvelle députée maire (PS) de Rouen et médecin spécialisée en traumatologie du sport n’a pas quitté le chevet du mouvement sportif. L’État a laissé tomber ses missions de service public. Face à ce remède de cheval gouvernemental, les clubs associatifs doivent s’en remettre le plus souvent au seul soutien des collectivités territoriales. En première ligne en tant qu’élue, cette ancienne volleyeuse de haut niveau, adepte des raids nature, voit au quotidien les effets de cette cure d’austérité. C’est grave docteur ?

      Comment avez-vous réagi à la nomination de Rama Yade ?

      Valérie Fourneyron. Elle récupère un secrétariat d’État au fond du trou, qui n’a plus le pilotage de la Jeunesse ni de la Vie associative, dont le budget est très loin des chiffres promis par le candidat Nicolas Sarkozy, dont l’ensemble de la politique sportive a été démantelé et qui ne se résume plus qu’à un ministère du football professionnel. Le challenge pour elle est énorme.

      Faut-il voir dans sa nomination un changement de politique ?

      Valérie Fourneyron. Le gouvernement reste très libéral. Jusqu’à présent, il a traité le sport comme un secteur marchand. Pour le développer, tout devait passer par l’entreprise privée. Bernard Laporte a appliqué à la lettre ce discours dominant. Il est sans aucun doute possible de trouver mieux en associant tous les acteurs du mouvement sportif. Il faut renouer le lien de confiance entre le ministère et le mouvement associatif qui constitue le socle du sport en France.

      Quel est l’état de ce socle associatif ?

      Valérie Fourneyron. Ce socle fait plus que vaciller. Je ne dis pas qu’il ne faut pas toucher au modèle sportif français actuel. Mais cela doit se faire en prenant en compte le club de base dans les politiques publiques. On vient de toucher au sport à l’école et à l’université. On supprime les centres régionaux d’éducation physique et sportive (CREPS), les directions départementales Jeunesse et Sport, le Ticket sport (aide financière à la pratique sportive - NDLR). Dans le même temps, le ministère ne nous parle plus que de football professionnel. Il faut retrouver un équilibre entre le haut niveau et les associations sportives. Avec sa politique libérale, le gouvernement se rend-il compte que le sport en France, c’est le sport pro, mais aussi et surtout les 2,5 points du produit intérieur brut que génèrent les quatre millions de bénévoles, les trente millions de pratiquants ? Dans son plan de relance, il réserve cent millions d’euros pour la construction de grands stades. Mais seulement dix millions pour les autres équipements. Au vu du nombre de gymnases, piscines ou stades qui en auraient besoin, ça ferait 150 euros par équipement ! Ou alors, allons au bout de la logique. Supprimons l’intervention de l’argent public dans le sport pro. Mais là encore, on a besoin de l’intervention de l’État. Sans répartition des droits TV et sans subventions, où en serait l’équipe de France féminine de basket championne d’Europe ? De nombreux sportifs d’élite sont smicards et ont besoin des financements de l’État.

      Comment rénover le modèle sportif français ?

      Valérie Fourneyron. Il faut d’abord des liens plus étroits entre le mouvement sportif et les collectivités territoriales, premières contributrices du sport français. Je ne suis pas pour supprimer la clause de compétence générale. Chacune de ces collectivités doit pouvoir soutenir des clubs ou des projets. Encore faut-il que les collectivités territoriales soient plus visibles nationalement. Plus globalement, il faut sortir de la dualité mouvement sportif État. Enfin, jusqu’à il y a peu, existait le conseil national des activités physiques et sportives. Dans ce lieu de débat créé par Marie-George Buffet, tous les intervenants du sport français faisaient avancer les choses. Bernard Laporte l’a supprimé. Il faut recréer un nouvel endroit de concertation.

      Entretien réalisé par Stéphane Guérard

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    • Dépêche AFP : Appel de Buffet (PCF) à Sarkozy pour “sauver le modèle sportif français”

      Paris, 10 mars 2009 (AFP) - Marie-George Buffet, ancienne ministre des Sports du gouvernement Jospin, a lancé mardi à l’Assemblée nationale un appel solennel au président de la République pour “sauver le modèle sportif français” mis à mal, selon elle, par “le désengagement de l’Etat”.

      Citant la “fermeture de CREPS” (Centre régional d’éducation physique et sportive), la “privatisation de l’INSEP” (Institut national du sport et de l’éducation physique), un “budget en berne” et un “appel croissant aux financements privés”… Mme Buffet a dénoncé une “marchandisation du sport” et “une rupture avec le modèle économique français du sport”.

      La secrétaire nationale du PCF a également pointé du doigt, lors d’une conférence de presse, le “départ programmé du sport professionnel de l’entité fédérale”, la “création de championnats privés coupés du reste des compétitions” et la “fin de la mutualisation des moyens”.

      “Cet appel vise à dire: ne gâchons pas ce qui a été construit par le mouvement sportif, par les licenciées, par les élus, par l’Etat. Nous souhaiterions déboucher sur un véritable débat, nous sommes disponibles pour des états Généraux au plan national”, a assuré Mme Buffet, à côté de Valérie Fourneyron, députée PS, et de la sénatrice PCF Michelle Demessine.

      Mme Buffet a par ailleurs annoncé avoir “saisi le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, d’une demande de mise en place d’une mission parlementaire d’évaluation sur le nouveau statut de l’INSEP”.

    • La citation - François Hollande

      “Le sport n’est pas un luxe, c’est une nécessité”
    • lettrevf4

      Lettre parlementaire N°4
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